
Eugenia Almeida – L’autobus
Métailié, 2007
Ponce est avocat, établi dans un petit village argentin. Ce village est régi par des lois très strictes, totalement informulées, comme tous les petits villages. Il y a un bon côté de la barrière, au sens littéral. Mais Ponce, qui s’est toujours tenu à l’écart du genre humain, ne comprend pas ces subtilités sous-jacentes. Pour lui, « les femmes sont des idiotes et les hommes sont des brutes ». Il ne sait pas à quel point ce jugement à l’emporte-pièce va se trouver vérifié, dans cette histoire.
Car c’est l’Argentine.
Et là-bas, à ce moment de leur histoire, quand on veut isoler quelqu’un, on commence par couper tout accès routier. Puis…
Un très court roman au très grand pouvoir d’évocation. Chaque personnage est solidement incarné, l’action est étayée par leurs pensées suggérées, on ressent intimement la menace de l’orage qui gronde sans jamais éclater.
Frappant.
Traduction (Arg.) de René Solis
125 p.



