
Nikki Gemmell – La Mariée mise à nu
Au diable vauvert, 2007
138 leçons victoriennes à l’usage des femmes correctes, « Dès lors que vous avez grandi, couchez-vous avant dix heures et levez-vous à cinq ou six heures » (j’y suis presque…), « La cruauté constitue en soi sa punition, et c’est bien normal », etc., voici ce qui débute chaque nouvelle page. Leur contenu, par contre, ne s’y rapporte en rien !
Une narratrice, 36 ans, nous parle d’elle à la deuxième personne du pluriel : sa vie, son job, sa presque-sœur-meilleure-amie, son mari, et quelques autres. On débute par le voyage de noces, qui arrive tardivement dans leur histoire parce que monsieur est très occupé, et qui est confortable. Déjà, l’alchimie sexuelle a cédé la place à une affection reconnaissante, à une intimité apaisante. Et soudain patatras, le monde s’écroule en entendant une conversation téléphonique…
Retour à Londres, vacillement sur les bases, et début d’un cheminement très personnel.
Je tais volontairement - et comme la 4° de couv, très mystérieuse, « Une femme disparait, laissant derrière elle un journal intime qui relate son mariage au quotidien » - l’histoire que vous allez trouver détaillée partout au sujet de ce livre, ne cherchez pas à en savoir trop par avance.
Prenez le temps, tranquillement, d’accompagner notre héroïne, de la comprendre, d’approuver, de dénier, de vous retrouver en elle parfois.
Soyez juste avertis qu’on y parle de sexe et de fantasmes, mais avec une grande sincérité, qui exclut la vulgarité, et dont le propos n’est absolument pas
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié l’ensemble, la construction, les phrases courtes et incisives et l’honnêteté du propos de Nikki Gemmell.
Traduction (Australie) d’Alfred Boudry
349 p.
Le 3 Octobre, Tatiana en parlait déjà
Et le buzz littéraire y brise ses dernières illusions sur le mariage… (Faut pas, Alexandra, il y en a de très réussis….)



