Jane Austen - Orgueil et préjugés
Plon, 1932
Christian Bourgois Editeur, 1979
10-18, 1982 – 2006
Lorsqu’Elisabeth Bennett rencontre pour la première fois Mr Darcy, son opinion est vite forgée : c’est un orgueilleux dépourvu d’amabilité. Pourtant, de bal en rencontres d’abord fortuites, puis délibérées, c’est un portrait comportant beaucoup plus de profondeur et de noblesse qui apparaît. Mais les obstacles et rebondissements se succèdent, et leur condition respective est assez incompatible. Dans cette Angleterre très ritualisée et codifiée, quel destin pour deux êtres si dissemblables ?...
J’en dis le moins, car je ne doute pas que tout le monde – ou presque – ne connaisse la merveilleuse histoire d’Orgueil et préjugés. Ayant tout récemment vibré avec le film de Joe Wright, j’ai pu constater avec cette lecture les quelques arrangements et libertés pris par rapport au roman, mais cela n’en offre que plus de plaisir à décortiquer, dans une lenteur cérémonieuse teintée de profonde jubilation, page après page, les mots magiques de Jane Austen.
Ah, quels beaux personnages elle a su créer !
Avec quelle facilité elle nous conduit à nous amuser, nous émouvoir, nous passionner en un mot pour une histoire d’amour d’un autre âge, dans des paysages grandioses et désuets.
De quel sens subtil de l’ironie, de l’observation, elle était douée !
Comme on aimerait maintenant se pencher sur leur vie commune, assister aux camouflets que ne devraient pas manquer de se prendre certaine Miss Bingley, savoir si Lydia s’est assagie avec les années, rire méchamment aux ridicules sorties de Mrs Bennett, et survoler l’entière correspondance de Mr Bennett avec Mr Collins, etc.
Le plus difficile, chez Jane Austen, c’est de s’arrêter.
(A ce jour, je compte bien évidemment lire absolument tout ce qu’il me sera possible de trouver ayant de loin ou de près un quelconque rapport avec Jane Austen, voir toutes les adaptations existantes, faire même l’effort de lire dans le texte s’il le faut. Je sais aussi, par expérience, que mes emballements soudains se tarissent parfois d’eux-mêmes.)
Traduction (GB) de V. Leconte et Ch. Pressoir
Préface de Virginia Woolf (trad. Denise Getzler)
Note biographique de Jacques Roubaud
380 p.
* Les traducteurs emploient ici le verbe « modifier », qui ne colle pas, je trouve. D’une manière générale, la traduction des dialogues manque de force. Je vais devoir en lire une autre !!
Grâce au formidable outil de recherche dans les blogs francophone réalisé par Camille, j’ai pu consulter un tas d’avis :
A propos du roman :
Allie, Pluie de fée, Lillounette, Majassina, Ermengarde, Emjy, (quelle bannière magnifique !!)
Lillounette sur le film de Simon Langton



